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Actualité : Immobilier, Logement, Diagnostic, IRL

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L'immobilier en France par rapport à ses voisins

Une récente étude européenne de Wüest Partner compare la crise du logement en France et en Europe. Si la situation catastrophique du logement est difficile en France, l'Hexagone se classe en réalité à la 14ème place sur 28 pays européens en termes de tension immobilière. Cette analyse approfondie s'appuie sur 14 critères différents. Elle révèle que des pays réputés prospères, comme le Luxembourg, l'Irlande ou la Suisse font face à des difficultés bien plus importantes. Ce classement s'explique par plusieurs facteurs. Tout d'abord, les loyers français ont augmenté de manière relativement modérée : +4,7% entre début 2023 et début 2025, soit deux fois moins que la moyenne européenne qui atteint +10,4%. Cette maîtrise des prix s'explique notamment par des mesures concrètes, comme le bouclier loyer, l'encadrement local des loyers ou encore le prêt à taux zéro, qui ont permis de protéger le pouvoir d'achat des locataires. La France se démarque également par sa capacité à maintenir un rythme de construction stable. Si certains pays européens connaissent un effondrement spectaculaire, avec par exemples des chutes de 60% en Finlande et 50% en Autriche, le nombre de permis de construire en France reste proche de son niveau de 2019. Cette stabilité, qui demeure néanmoins fragile, permet à la France de mieux résister à la crise du logement qui frappe durement ses voisins européens.

Sous-occupation des logements

En 2025, un phénomène touche particulièrement l'immobilier français : 7,6 millions de logements sont devenus trop grands pour leurs occupants. Ce n'est pas anodin, cela représente un quart des résidences principales. La raison ? Le plus souvent, les enfants ont quitté le foyer familial. Leurs parents se sont retrouvés dans des maisons devenues trop spacieuses, avec souvent trois pièces qui ne servent plus vraiment. Le profil type : des seniors, propriétaires de + de 60 ans, vivent seuls ou à deux dans ces grands espaces. C'est d'ailleurs le cas pour 79% de ces logements. La situation varie selon les régions : la Bretagne compte 36% de logements sous-occupés, tandis qu'en Île-de-France, PACA et Corse, cette statistique tombe sous les 15%. Le plus surprenant : seulement 36% des habitants reconnaissent avoir trop d'espace, et à peine 9% envisagent de déménager. Entre 2006 et 2022, avec le vieillissement de la population, la part des logements sous-occupés est passée de 22% à 25%. La plupart des occupants sont installés depuis plus de 20 ans dans leur maison, désormais trop grande pour leurs besoins actuels.

Diagnostic structurel des immeubles collectifs

Le décret sur le diagnostic structurel des immeubles collectifs, publié le 14 août 2025, marque un tournant important dans la protection des habitants. Issue de la loi « Habitat dégradé » d'avril 2024, cette nouvelle réglementation vise à éviter de nouveaux drames comme les effondrements tragiques de Marseille en 2018 et de Lille en 2022. Ce décret est un moyen concret de prévenir les catastrophes en identifiant les bâtiments à risque. Le texte précise les contours du diagnostic : analyse complète du bâtiment, recommandations de travaux si nécessaire, et qualifications exigées pour les experts qui réaliseront ces contrôles. Les propriétaires devront jouer le jeu. Ils auront un an et demi pour faire réaliser ce diagnostic et le transmettre à leur mairie. Si certains tardent à réaliser ce diagnostic, la commune pourra prendre les devants et leur facturer l'intervention. Cette nouvelle obligation va bousculer les habitudes dans l'immobilier. Les syndics et gestionnaires devront intégrer ces contrôles dans leur quotidien, tout en accompagnant leurs clients dans cette démarche. Côté transactions, le diagnostic pourrait peser dans la balance : un bon rapport rassurera les acheteurs, tandis qu'un avis négatif risque de faire baisser drastiquement les prix. Pour les copropriétés, anticiper les travaux deviendra crucial pour préserver la valeur de leur patrimoine.

IRL

Le nouvel indice de référence des loyers (IRL) pour le deuxième trimestre 2025 est disponible depuis le milieu de l'été. Selon les chiffres dévoilés par l'Insee, l'IRL atteint 146,68, ce qui représente une augmentation modérée de 1,04% sur un an. Pour calculer le nouveau loyer, il suffit de multiplier le montant actuel par le rapport entre l'IRL du deuxième trimestre 2025 (146,68) et celui du deuxième trimestre 2024 (145,17). Cette hausse relativement faible s'explique par le ralentissement de l'inflation (hors tabac et loyers) observé depuis l'automne 2024. Ces données restent éloignées de la situation tendue de 2023, où le gouvernement avait dû intervenir en plafonnant l'IRL à 3,5% pour éviter que les loyers ne s'envolent trop brutalement.

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